Repères

Emmanuel Rioufol est né au Puy en Velay le 6 mars 1966. 

Fils du peintre Michel Rioufol, qui lui transmet le goût des arts picturaux, il s'initie à la prise de vue durant des études de cinéma et aux techniques du laboratoire à Venise auprès du maître Egizio Lifonti. 

En 1987, il réalise sa première commande en Colombie aux côtés de La Compagnie du Hasard de Blois (Nicolas Peskine). 

En 1988 et 1989, il traverse la Bolivie, l’Équateur, le Pérou, le Chili et la Terre de feu avec la cinéaste Patricia Moraz sur les traces des derniers indiens Alakalufs. En marge du tournage, Il réalise les photographies de sa première exposition. Cette expérience de voyage itinérant lui donne goût aux terres étrangères.

Pendant les huit années qui suivent, il vit entre Paris, la Hongrie et la Roumanie, parcourt la Chine du sud-ouest, le Tibet, l’Inde, le Népal et emprunte le Transsibérien à plusieurs reprises. Son travail de photographe, alors axé essentiellement sur le portrait, fait l’objet de publications et d’expositions régulières en France et à l’étranger (FNAC, Palais de Tokyo, Maison des Nations de Budapest, …). Il réalise également des courts-métrages et des films expérimentaux diffusés en Hongrie et participe en tant que directeur de casting aux films de la société Pickpocket Productions. 

En 2000, il ouvre, à Paris, les portes du pavillon jaune, atelier-laboratoire-galerie indépendante situé à proximité du Père-Lachaise, un espace autonome et pluridisciplinaire dans lequel il présente régulièrement des expositions personnelles, mais aussi les travaux d’artistes contemporains français et étrangers. 

En 2002, il intègre le collectif 1D-photo. 

Depuis 2003, son travail photographique est représenté à Paris par la galerie Oberkampf, Patrick Hobeika et Pierre Remy. 

Il obtient en 2004 une résidence en Australie (Bundaberg Art Centre, Queensland) où est également exposé son travail.

Ces dernières années, Il explore le champ de la recherche photographique dans trois directions :
Une réflexion picturale où il questionne le tangible, sa représentation et sa dissolution à travers ses traitements sur l’image argentique en laboratoire, interventions qui s’inscrivent dans un processus de réappropriation du réel.
Une coopération approfondie avec le spectacle vivant, le cinéma et la musique.
Une photographie documentaire, des traces, généralement liées à des commandes pour l’édition.

En 2008, il renoue avec la caméra en signant l’image du long-métrage Au nom des 3 couleurs de Chantal Richard (Agat films production – diffusion 2009 : RFO, Citizen, France O et MK2), fruit de deux mois d’une immersion autarcique sur l’île d’Europa dans le canal de Mozambique. 

Entre 2009 et 2012, il voyage en Egypte, en Roumanie, en Hongrie, au Maroc, en Moldavie, en Italie, en Colombie et en Transnistrie d’où il rapporte des variations photographiques qui font l’objet de nouvelles expositions. 

il participe en Chine à une résidence itinérante initiée par Christophe Comentale, conservateur au Musée de l’Homme, sinologue et écrivain. Suite à cette résidence, il présente en Chine sa nouvelle série « En eaux troubles » à la galerie Raphael’s Legend, Beijing en septembre 2012.